Traduction juridique
La principale spécificité des documents juridiques réside en ce qu'ils font référence à des systèmes et des logiques de pensée bien particuliers. Ainsi les systèmes juridiques anglo-saxon et français diffèrent-ils sur des points essentiels. En effet, les textes de loi découlent de réflexions éthiques et culturelles, entre autres, propres à chaque pays. Les notions anglo-saxonnes de common law, d'equity sont inconnues dans le système juridique français. La raison en est que le droit anglais est essentiellement fondé sur la coutume, alors que le droit français s'appuie sur des textes fondateurs comme la Constitution.
Cet état de fait implique que le traducteur sache restituer dans sa langue des concepts qui, souvent, existent uniquement dans la langue source. Ainsi, le traducteur se doit de choisir un terme équivalent, plutôt que de conserver le terme original et de l'expliciter par une note de bas de page (à moins qu'il ne s'agisse d'une notion fondamentale, auquel cas une note du traducteur s’avère nécessaire). Il convient donc de traduire un terme spécifique par un équivalent dans la langue cible, même si une partie de la notion originale est perdue afin de faciliter la compréhension du document et d'éviter de nombreuses consultations de notes de bas de page qui gênent la lecture d'un document.

